Rencontre annuelle des membres 2017 - rencontre avec le CALQ

Partager :

Questions et réponses

Invités : Marie-Ève Vézina, Diane Isabelle, André Racette et Réjean Perron

M. Perron ouvre la période de questions. 

 

Q: Comment est défini ou établi le montant octroyé?

R: Il y a eu une évaluation globale au départ sans savoir quel était le montant additionnel octroyé au CALQ. Il y avait finalement 7.2 millions additionnels à répartir.

Les montants sont octroyés en fonction de la note et de l’évaluation : très bonne : augmentation, bonne : maintien, avec réserve : diminution. L’évaluation prenait en compte les réalités régionales et portait aussi sur la prise de risque (montant additionnel) dans la programmation.

 

Q: De quelle manière a été redistribué le montant additionnel? Y avait-il une grille d’évaluation?

R: Il n’y avait pas de grille pour les montants additionnels. Les montants n’avaient pas été augmentés depuis longtemps. La politique d’encadrement peut amener des compressions allant jusqu’à 30%.

 

Q: Comment, en 250 mots, est-il possible de bien saisir la réalité territoriale et régionale d’une salle de spectacle pour l’évaluation des pairs?

R: Les comités des pairs étaient formés de 7 personnes. Plusieurs expertises : régions éloignées, centre, à l’intérieur de réseaux, différentes disciplines artistiques. Le CALQ a essayé d’avoir une vision d’ensemble. Mme Isabelle a expliqué que le CALQ a beaucoup d’ententes régionales qui lui permettent de bien juger les réalités régionales des diffuseurs.

 

Q: Y a-t-il de l’argent pour le rappel des dossiers (processus de révision jusqu’au 16 septembre)?

R: Il n’y a pas de montant déterminé pour cela. Le CALQ répondra en fonction de la demande. Certains dossiers ont été transférés d’un programme à l’autre (mission, soutien, etc.). Il y aura aussi la possibilité de revoir le financement après un an pour les nouveaux diffuseurs demandeurs. Il y aura un processus d’accompagnement rigoureux, par exemple pour l’Abitibi-Témiscamingue (mais aussi ailleurs au Québec).

Le CALQ ne voulait pas faire comme le MCC et donner de l’argent selon le nombre de spectacles par année, par exemple.

 

Q: Pour l’analyse du comité des pairs : il est proposé que les diffuseurs soient présents pour répondre aux questions, car il est difficile pour le CALQ d’être au courant de tout ce qu’il se passe sur un vaste territoire. Il est proposé que les pairs se déplacent en région ou que les diffuseurs se déplacent à Montréal. Le CALQ pourrait aussi travailler avec des acteurs de chaque milieu régional.

R: M. Perron soutient que le processus de déplacement des comités des pairs n’était pas optimal. Cependant, M. Perron propose un accompagnement rigoureux pour les organismes culturels.

 

Q: Comment sera reçue une demande d’un diffuseur qui n’aurait pas de spectacles à risque, car il n’aurait pas été soutenu par le CALQ (ou coupé)?

R: Mme Isabelle explique que l’évaluation est sur une base comparative (comparatif de salles de même gabarit, par exemple). Le comité essaie d’avoir une vision d’ensemble.

Trois éléments étaient évalués : qualité artistique (avec 7 sous-critères; ils peuvent être envoyés), diffusion et rayonnement, positionnement dans la région.

Certains dossiers étaient plus étoffés que d’autres, ce qui peut avoir joué sur le résultat. La diversité, par exemple, est un sous-critère. Chaque sous-critère était associé à une question dans le formulaire.

 

Q: Pourquoi  une évaluation peut être super une année et mauvaise l’année d’après. L’accompagnement à venir sera important. Est-ce qu’il y aurait eu des coupures en événementiel pour donner du financement ailleurs?

R: Les comités en événementiel étaient différents des comités de salles de spectacles. La gestion de la gouvernance était une analyse à l’interne. C’était une évaluation quantitative et non qualitative.

Le CALQ ajoute qu’il n’y a pas eu de nouvel événement.

 

Q: Y aurait-il un biais négatif envers les organisations municipales?

R: Cela n’a probablement pas joué au niveau de la gouvernance, car habituellement c’est bien gérer. C’est le côté artistique qui a le plus joué. Il n’y a pas de biais envers les municipalités.

 

Q: Il y a un flou quant aux augmentations, maintiens et diminutions. Les gens qui auraient beaucoup investi dans les spectacles à risque dans le passé n’auraient pas de financement supplémentaire, car le risque n’est pas à venir? On dirait qu’il y a de l’iniquité. Comment quelqu’un peut avoir une évaluation très bonne et ne pas être augmenté?

R: Certains financements venaient de l’externe et étaient ciblés vers une clientèle particulière. Certains en avaient plus besoin que d’autres. La question des sorties scolaires change aussi le financement puisque ça viendra après. Il y avait beaucoup de dossiers. Ils n’ont pas tous pu être augmentés. On souhaite qu’un certain montant soit exclusivement attaché au jeune public.

 

Q: Il devrait y avoir une discussion entre les Ministères pour le jeune public. Il devrait également avoir une collaboration avec le monde municipal, car c’est important.  

R: Dans les consultations sur la politique culturelle, tout le monde rappelle l’importance du mariage culture et éducation. Le CALQ appuie cette discussion.

 

Q: Dans l’enveloppe du 5 millions, est-ce qu’il reste de l’argent pour le transport?

R: Oui, il reste de l’argent pour le transport. L’affectation du 5 millions : 3.2 affecté dès le début envers tous ceux qui font du jeune public. Appel à projets : 1.8. Pour l’année d’après, même chose, mais 3.2 pas seulement aux diffuseurs jeune public.

 

Q: Sommes-nous gelés pour les 4 prochaines années à la programmation?

R: Des crédits additionnels seront réinjectés chaque année s’il y a lieu. Mais pas de nouvelles demandes à compléter chaque année. Somme additionnelle pour tout le monde.

 

Q: Comment les projets sur la diversité et sur l’immigration, l’accueil de migrant, etc. seront traités?

R: L’argent n’est pas attaché à un projet en particulier (pour la responsabilité, pour le démarchage, etc.). Si les actions poursuivies ne sont que favorables, cela ne veut pas dire que le projet n’est pas soutenu.

 

Q: Concernant le taux de financement des diffuseurs pluridisciplinaires. Il y aurait intérêt à former une table de concertation. Les salles de spectacles en région ont un mandat social. Les structures peuvent parfois difficilement prendre le risque. L’argent ne se retrouve pas beaucoup en région. Y a-t-il plus d’argent dans les grands centres? On devrait approfondir cette relation de partenaires.

R: Il y a un projet de travail au CALQ sur l’ensemble des disciplines, car il y a un constat de diminution de fréquentation. Formation d’un comité de travail du CALQ et des gens de l’externe (p.e. des diffuseurs). Hélène Laliberté est responsable du dossier.

 

Il y a un impact positif des montants pour le jeune public et une belle augmentation pour le scolaire. L’impact est direct. L’argent sert pour de vrai !

 

Q: Après l’évaluation, pour l’attribution des sous, est-ce qu’il y aurait une possibilité d’avoir quelque chose de plus objectif?  Par exemple le risque = X%, éloignement+ XX%, etc.

R: C’est bien d’avoir un certain niveau de contextualisation, selon le CALQ. Il n’y a pas réellement de meilleure façon d’évaluer.

 

Q: Comment expliquer des variantes de plusieurs milliers dollars pour certains et pas pour d’autre alors que c’est à peu près les mêmes spectacles dans les différentes salles, car ce sont tous des relais les uns les autres?

R: La qualité artistique est importante, mais ce n’est pas tout. Ce n’est pas seulement les artistes invités, mais aussi la structure de la programmation. L’évaluation n’est pas un modèle idéal, mais c’est un modèle comme un autre. M. Perron défend notamment l’évaluation par les pairs.

 

Q: L’aide ponctuelle jeune publique est très précieuse. Le recours collectif à fait peur aux commissions scolaires. Est-ce que l’aide sera évaluée sur l’année en cours? Sur 5 ans, par exemple.

R: Pas beaucoup d’historique au MCC. Donc le CALQ se base surtout sur les informations fournies par les diffuseurs. Donc pas d’inquiétude à avoir.

 

Q: Comment s’exprime la diversité? Comment est-ce que cela a été traité?

R: Cela n’a pas été compris de la même manière pour tout le monde. Ce n’était pas un point majeur de l’évaluation. Il y a un commentaire d’associé à chaque sous-critère. Diversité dans la programmation, dans les organisations et dans le public.

 

M. Perron conclut en parlant de l’importance du numérique.  

Retour en haut

Plénière en groupe

  • Il y a questionnement sur le montant global. Il serait bien de clarifier d’où vient l’argent et de faire un montant global de ce qui a été donné en pluridisciplinaire, en diffusion, etc. plus détaillée que ce qui a été fait. Les changements de programme peut donner l’impression qu’il y a eu une augmentation, mais peut-être pas. Le transport scolaire devrait être mis à part et ne devrait pas aller dans le fonctionnement. 

 

  • Le chantier sur la diffusion, c’est une bonne nouvelle pour le milieu de la diffusion. On parle aussi du jeune public : 4 commissions scolaires n’auraient plus de sorties culturelles à cause du recours collectif. 

 

  • Le document fourni par RIDEAU est pertinent pour les statistiques. Il faut sensibiliser les élus politiques à la question culturelle. 

 

  • Le recours collectif ne semble pas avoir touché les commissions scolaires de l’Est. 

 

  • L’ouverture n’est pas grande. Difficile d’avoir de l’innovation quand on n’a pas d’argent. Il faut réclamer des sous en diffusion. Pas seulement au CALQ. 

Retour en haut