Théâtre Surreal SoReal
L'histoire

Big Shot parle d’une fusillade sur le skytrain de Vancouver, en Colombie Britannique. Un garçon de douze ans est notre témoin de l’incident, et c’est à travers lui qu’on fait l'expérience de la tragédie, et qu'on rencontre les six personages liés à l’action: Killiger, un ex-toxicomane d’héroine, Otosan, un vieux Japonais qui a déja vécu de la violence dans sa propre communauté, Byron, le policier qui a tiré sur le victime, la mère du victime, et un homme mystérieux portant un veston noir, qui a vu le portrait figé de l’incident quand le train a arêté à son stop. Le garçon de douze ans est notre narrateur, et il raconte son histoire avec l’esprit du cinema Hollywood et des films d’actions qu’il adore tellement. Originallement inspiré par des évenements de violence et brutalité policière a Vancouver, Big Shot continue à résoner avec des évenements contemporaines.

Esthétique

On utilise que de l’éclairage et de projections simples pour raconter l’histoire, mettant notre attention comme public sur le jeu du comédien. Le comédien, habillé en noir, se transforme physiquement et subtilement avec chaque personage interpreté. Big Shot est une casse-tête, un labyrinthe a découvrir par le spectateur. L’éclairage est aggressif et coupé; ça encadre chaque scène violement et rapidement. Le lieu et le temps d’action en Big Shot peut changer dans un clin-d’oeil, exactement comme au cinéma, mais ici on le fait avec des outils de théâtre.

Les effets cinématiques (changement rapide de temps et lieu, effets spéciaux) sont aussi exprimés par le mouvement du comédien. Le garçon, obsédé par les films d’action d’hollywood comme The Matrix, crée des effets “smash cut” et "slow mo", en reprennant des moments dans l’histoire qu’on a déjà vu, ou en créant un rallentissement cinématique pour mieux voir et comprendre l’action. On crée un live montage cinématique devant le public, avec un éclairage et environement sonore précis, et le corps malléable du comédien.

Le garçon, notre narrateur, s'adresse au public en français, et les personnages de Vancouver nous parlent en anglais., et be´ne´ficient de surtitres. Ce dernier e´le´ment devient d’ailleurs lui- me^me partie inte´grante du spectacle : dans leurs efforts, ou leurs difficulte´s, de communication, certains personnages y font re´fe´rence. Les frustrations du ressortissant d’origine japonaise a` ne pas pouvoir affirmer son identite´ passent notamment a` travers son exaspe´ration de ne pas e^tre traduit lorsqu’il parle dans sa langue... Habilement faits, ces occasionnels jeux avec les conventions sce´niques contribuent beaucoup au plaisir procure´ par le spectacle.

Impact

L’histoire de Big Shot a le potential de résonner profondément avec un public contemporain. C’est une réflexion sur la brutalité policiere, et une méditation et questionnement sur l’origine des impulsions violentes qui précèdent la tragédie. Big Shot joue depuis 2008 autour dans Canada Anglais (environ 95 représentations), et, peut être malheureusement, on trouve encore des liens entre l’histoire de Big Shot et des faits divers: pensons à la brutalité récente au centre culturel Islamique à Québec.

Big Shot parle de comment des différences culturelles peuvent créer des tensions subtiles mais forts et violents. À Vancouver, on trouve une population asiatique énorme (50% du population). On trouve aussi un des plus grands populations de toxicomanie héroine au fameux coin Main and Hastings. Il y a aussi une grande activité dans la communauté du cinéma: plusieurs réalisateurs des Étas Unis viennent du sud pour réaliser leurs films pour moins cher au Canada. C'est un portrait de Vancouver, une réflexion des communautés divers de notre pays. J’ai hâte de transposer cette histoire pour des publics d'aujourd'hui. On explore les tensions sociaux, on explore une esthétique simple et précis, et on explore le besoin des personnages de trouver un sens dans leur existence, et leur conflit avec leur communauté urbaine.

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