Théâtre CRI
Et si on avait « LA VIE DEVANT SOI ».
Le Théâtre CRI propose une adaptation libre du roman La vie devant soi, publié par l’écrivain Romain Gary sous un nom d'emprunt, Émile Ajar. Une œuvre sensible toujours d'actualité traitant de thèmes, complexes et universels, qui nous amènent à nous questionner sur le caractère vulnérable et imprévisible des individus. Cette ode à la vie expose les côtés sombres de l’existence et met en scène des personnages singuliers dont une vieille dame, Madame Rosa, ainsi qu’un jeune orphelin, Mohammed, alias Momo.
Avec Et si on avait la vie devant soi, nous voulons saluer les valeurs humanitaires du texte d’Émile Ajar. C’est par le biais d’une création théâtrale issue d’une recherche esthétique et narrative superposant les images en aplats et le corps des comédiens-manipulateurs que se déploie une suite de scènes de genre. Il s’agit d’un théâtre « pauvre », réduit à des illustrations, des mots et des idées, des attitudes et des mouvements, présenté dans un décor qui s’avoue leurre et en joue élégamment.
Au fil de la narration du Jeune Momo, on est transporté d’un lieu à l’autre, dans une pension clandestine, ou un quartier malfamé d’une métropole quelconque. On y retrouve des personnages porteurs d’un riche bagage humain, des battants qui luttent pour leur survie et qui s’accrochent à toutes formes d’espoirs. On y découvre la nature de l’homme, dans ce qu’elle a de plus noble et de plus fragile. Comme dans le roman, on aborde ici les liens affectifs qui se tissent entre les êtres au quotidien, ceux qui unissent Madame Rosa à Mohammed avec tendresse, ironie et loyauté. Une telle alliance témoigne d’une résilience redoutable pour faire face au monde trouble qui gravite autour de leur petit univers parallèle. Ce qui pourrait relever de la noirceur et du pathos est raconté sans excès avec une volontaire et éloquente retenue. Notre démarche célèbre l’imaginaire par la parole qui évolue à travers les illustrations manipulées sur scène, là où la marginalité, la démesure et les stratégies scéniques sont à l’honneur.

Pourquoi monter La vie devant soi?
Faisant face à plusieurs épreuves personnelles et professionnelles je me suis lancée sans trop réfléchir dans la réalisation d’un rêve. Rendre hommage à Émile Ajar (Romain Gary), plus précisément, à l’œuvre qui a fortement contribué à me sortir de l’ignorance. La vie devant soi, le roman qui, dans ma jeunesse, m’a donné envie de me battre contre les difficultés de la vie par l’expression artistique.

Adaptation et mise en scène : Guylaine Rivard
Conception : Éric Chalifour, Andrée-Anne Giguère, Patrick Simard et Guylaine Rivard
Assistance à la mise en scène : Andrée-Anne Giguère
Interprétation : Éric Chalifour, Patrick Simard, Guylaine Rivard
Décors et costumes : Serge Potvin, Guylaine Rivard

Théâtre CRI

Retour