Hamlet_director's cut
HAMLET – DIRECTOR’S CUT
D'après William Shakespeare
Dans une traduction de Jean Marc Dalpé
Mise en scène et adaptation : François Blouin et Marc Beaupré
Une production de : Terres des Hommes

Interprétation : Marc Beaupré
Scénographie et conception visuelle : François Blouin.

CRÉDITS ARTISTIQUES COMPLETS
Texte original: William Shakespeare
Traduction: Jean-Marc Dalpé
Adaptation et Mise en Scène: François Blouin et Marc Beaupré
Interprétation: Marc Beaupré
Conception scénographique, visuelle et éclairage: François Blouin
Programmation Créative: Hugo Laliberté , Jonathan Jeanson
Conception Sonore: Nicolas Letarte
Dramaturgie: Nicolat Guillemette

Créé en avril 2017, au Théâtre La Chapelle, ce spectacle a été salué par la critique et le public pour la performance du comédien Marc Beaupré , seul en scène mais, aussi, pour le génie créatif du concepteur d’imagerie numérique, François Blouin.
Ces deux artistes sont les âmes dirigeantes de Terre des Hommes , à qui l’on doit des spectacles hors normes comme : «Caligula_remix » en 2010 et plus récemment, «Dom Juan_uncensored». Chaque fois, les deux artistes entrechoquent audacieusement un grand texte du répertoire et une forme contemporaine qui lui répond.

RÉSUMÉ:
Hamlet entre en scène, seul. Il vient s'expliquer à lui-même la tragédie de sa vie: son oncle a assassiné son père et séduit sa mère.
Entre pantomime et narration, interprétant son oncle, sa mère et son père, il se rejoue la scène où sa vie aurait basculé, seulement, le voilà qui doute: il ne peut accepter que son oncle ait tué son père et séduit sa mère.
Dans cette quête de sens qui passe par l'art (l'exercice d'organiser le chaos de sa propre vie) et qui s'emballe devant l'absurdité de la souffrance, Hamlet racontera malgré lui, mené par son doute, une bonne partie d'Hamlet de Shakespeare.

Les principes de base
Deux aspects du personnage d'Hamlet guident notre spectacle: il doute, et puis c'est un metteur en scène qui use de l'art pour cerner sa vérité. Dans la pièce de Shakespeare, le deuxième aspect répond au premier: Hamlet, ne pouvant accepter ni la tragédie familiale ni l'existence du spectre de son père qui lui raconte cette tragédie, décide d'user du théâtre pour "attraper la conscience de son oncle et de sa mère", il décide de mettre en scène une pièce où un roi est assassiné par un homme qui séduit ensuite la reine: il tente de pièger son oncle. Le point de départ dramaturgique de notre spectacle, c'est ça: le moment dans Hamlet de Shakespeare où Hamlet met en scène la tragédie de sa famille.
Dans Hamlet_director's cut, le principal antagoniste d'Hamlet, c'est... Hamlet lui-même. Si nous avons fait d'Hamlet le narrateur du spectacle, c'est que nous voulons que ses doutes le fasse sortir de la tragédie initiale et le pousse à raconter... Hamlet de Shakespeare (en incluant dans son histoire, peu à peu, le Spectre, Horatio, la cour et ses monarques... et donc, finalement, les enjeux de la pièce originale). Hamlet raconte, s'interroge, modifie son récit, doute encore, recommence: il tente par plusieurs détours de réinventer le passé pour en reprendre le contrôle et tenter de faire du sens.
Forme
Pour "faire du sens", Hamlet déconstruit le récit orthodoxe de son drame. Il va jusqu’à littéralement “sculpter” sa présence à l’image de celle qu’il se fait des autres. Le spectacle nous donne à voir, autour de lui, sur des tulles, l’étendue de ses pensées, de ses doutes. Le spectateur va littéralement voir des représentations graphiques du mouvement d'Hamlet qui tente de rejouer les différents protagonistes de son histoire avec une obsession du détail, tel un sculpteur qui fait des croquis sans arrêt pour tenter de saisir la forme parfaite.
Le mouvement d'Hamlet est numérisé ( capté ) en temps réel et reprojeté sous forme de croquis tout autour de lui, telles des ombres, des figures fantômatiques, des résidus de pensées sous forme de brouillon graphique.
Chaque scéance (spectacle) est un essai unique qui permet à Hamlet de tracer/créer le mouvement parfait pour représenter le meurtre de son père. À chaque représentation, le système de capture de mouvement saisi en direct le déplacement du corps de l’acteur dans l’espace et le transpose à l’écran grace au travail d’artistes-vidéo qui créer un amalgame graphique projeté derrière et devant Hamlet pour le plaisir du spectateur qui voit devant lui le corps physique dans l’espace en présence réelle, mais aussi le corps virtuel du doute sur l'écran.
La motion capture est la technique utilisée pour capter les mouvements d'un acteur lors de la création d'un personage virtuel destiné au cinéma ou au jeu vidéo (exemple Avatar de James Cameron ou Assassin's Creed d'Ubisoft). Le mouvement de l'acteur est numérisé et sert de base aux mouvements du personnage virtuel pour augmenter le niveau de réalisme.
Au départ, Hamlet entre en scène avec un costume noir à la coupe orientale, seul devant un tulle sur lequel oscille une texture de brouillard numérique. Puis, alors qu’Hamlet “pantomine” la scène originale du meurtre de son père, à l’écran, une représentation du corps d’Hamlet qui bouge en totale synchronie apparaît en transparence. Soudainement, ce n’est plus seulement la présence réelle d'Hamlet sur scène à laquelle on a accès, mais bien à toute la dimension VIRTUELLE de ses pensées, hypothèses et chimères mentales. Alors qu’Hamlet prend une pause suite à cette première pantomine, sur l’écran, l’essai qu’il vient de faire rejoue au ralenti. On voit LITTÉRALEMENT l’objet des pensées d’Hamlet qui cherche le geste parfait, l’hypothèse juste.
Plus Hamlet doute, plus l’écran-de-sa-pensée (le tulle) se remplit d’images, d’idées de mouvements, tel le cahier de croquis du sculpteur qui ferait une étude de mouvements sans arrêt.
Au final, l’espace scénique (réel) est une transposition de l’espace mental et émotif de Hamlet qui est prisonnier de son doute dans sa tête, mais aussi physiquement, emmurré par une accumulation d’images qui frôle le chaos et le désordre.
C’est un spectacle-performance. Chaque représentation sera unique puisqu’à chaque fois, l’acteur/personnage réagira différemment à sa propre image laissant le spectacteur devant une oeuvre d'art alliant le virtuelle et la présence réel pour revisiter le chef-d'oeuvre du maître anglais... et remettre en vie... ses fantômes...

Les principaux concepteurs :
François Blouin
François Blouin tricotte des histoires à l’aide d’une pléthore de médiums. Que ce soit par la réalisation traditionnelle, la mise en scène circassienne ou la création de contenu virtuel, François cherche à raconter, à toucher et à surprendre. Dans les dernières années il a signé la réalisation de scènes des jeux vidéos Far Cry 3 et Far Cry 4 chez Ubisoft Montréal, il a réalisé des expériences de réalité virtuelle pour le studio Félix et Paul pour le Cirque du Soleil, notamment pour le spectacle "O" à Las Végas. François a collaboré avec Moment factory pour des projets d’intégration d’images à l’aéroport de LAX mettant en scène un hommage au cinéma muet, et il est présentement en écriture d'un premier long métrage de fiction.

Marc Beaupré
Formé en interprétation à l'École Nationale de Théâtre du Canada sous André Brassard, il est passé à la mise en scène en 2008 avec Le silence de la mer de Vercors. Ont suivi deux spectacles possédant une écriture scénique plus radicale, Caligula_remix, oeuvre hybride, mi-chorale, mi-théâtrale, librement adaptée de Caligula d'Albert Camus, et Dom Juan_uncensored, d'après Molière, retransmis sur Twitter.

(voir les notice biographiques complètes sur la page WEB de l'artiste).

Hamlet_director's cut

  • Terre des Hommes 
  • Clientèle : Grand public 
  • Discipline : Théâtre 
  • Duree : 1 h 10 
  • Personnes sur scène : 1 
  • Groupe d'âge ciblé :  
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