Trio en trois couleurs
Pour cette formation inédite, trois des plus grands musiciens/compositeurs au Canada se sont réunis pour ce projet audacieux en juin 2012. Idée originale de la renommée soliste-percussionniste Marie-Josée Simard, elle a imaginé un concept pianos et percussions avec François Bourassa et Yves Léveillé, deux des plus talentueux pianistes jazz. À trois, ils créent une véritable pérégrination à travers les méandres généreux de la musique classique d’aujourd’hui, du jazz et de l’improvisation parfois teintés de musiques du monde.

Cette rencontre unique dévoile une palette de couleurs insoupçonnée où les gongs, marimba, cloches tubulaires et vibraphone résonnent en diapason avec les pianos déjantés.

Depuis sa création, la réaction enthousiaste du public démontre l’étendue du talent de cet ensemble, qualifiée « d’une extrême originalité » par Le Devoir. Les prix Opus 2012/13 et 2014/15 pour le concert et l’album jazz que le trio En Trois Couleurs a remporté, confirme la qualité exceptionnelle des explorations ouvertes et inventives où les trois créateurs ne cachent pas leur plaisir d’échanger leurs visions musicales.


Marie-Josée Simard
La canadienne Marie-Josée Simard entreprend l’étude du vibraphone à l’âge de onze ans. Elle continue sa formation au Conservatoire de musique de Montréal et devient la première femme diplômée en percussion au Canada, obtenant un premier prix de percussion à l’unanimité. Elle se perfectionne par la suite à Londres, sous la direction de James Blades et Michael Skinner, et à New York auprès du réputé marimbiste Leigh Howard Stevens.

Son engagement profond pour l’avancement de sa discipline a retenu l’attention de plusieurs compositeurs réputés qui collaborent régulièrement avec elle et qui ont composé plus de 30 œuvres pour elle, toutes radiodiffusées ou enregistrées et largement diffusées au Canada et à l’étranger. Ayant elle-même transcrit plus d’une vingtaine de pièces pour ses instruments de prédilection, soit le marimba, le vibraphone et le xylophone, Marie-Josée Simard a grandement contribué à élargir le répertoire pour percussions.

Toujours à la recherche de nouvelles sonorités, elle poursuit un travail soutenu en musique de chambre avec d’autres instruments tels que la flûte, l’accordéon classique, le violon, la clarinette et le piano. Sa discographie (6) démontre son habileté à interpréter aussi bien des œuvres contemporaines que du répertoire plus traditionnel.


François Bourassa
François Bourassa s’est constitué plusieurs domaines musicaux en quelque 30 ans de carrière. À titre de pianiste, de compositeur et de chef de groupe, il est reconnu depuis bien longtemps comme exemple du jazz contemporain canadien sur la scène internationale. Musicien modèle en ce qui concerne la constance et l’évolution de son art, il lance autant de défis à lui-même qu’à ses collègues et à un cercle toujours plus nombreux d’auditeurs.

Né à Montréal le 29 septembre 1959, Bourassa s’est d’abord initié au piano à domicile joué par sa mère pour ensuite se consacrer à la guitare pendant cinq ans. La musique lui passionnait déjà durant son adolescence; il transcrivait des solos de Johnny Winter et de Jimi Hendrix, et ses goûts ont évolué à l’écoute du rock progressif, notamment Emerson, Lake and Palmer. À 17 ans, il commence à écrire ses premières pièces, après son retour au piano. Son passage au jazz s’est effectué par l’ensemble Return to Forever, après quoi il a découvert Keith Jarrett, Bill Evans, Miles et Coltrane. Voué désormais à l’improvisation, quoique de manière autodidacte, François poursuit des études en composition à l’Université McGill où il obtient son baccalauréat. Dans la foulée de ses premiers succès, Bourassa retourne aux bancs d’école, cette fois-ci au New England Conservatory of Music de Boston où il poursuit et termine des études de maîtrise auprès d’éminents professeurs comme George Russell, Fred Hersch, Tom McKinley et Miroslav Vitous.

Parmi ses aventures des dernières années, Bourassa a tâté des terrains plus ouverts en se produisant occasionnellement aux côtés du saxophoniste Jean Derome et du batteur Pierre Tanguay; en 2005, il a obtenu une résidence de six mois à New York; comme compositeur, il est de plus en plus sollicité, sa plus récente commande étant un concerto pour vibraphone et marimba. Mais au-delà de ces variables, une constante demeure : le quartette. Sur son tout nouvel enregistrement, Idiosyncrasie, on y trouve des éléments de mystère, de fantaisie et de passion qui offrent des angles et espaces sonores inédits en plus d’une complicité approfondie et télépathique entre ses membres.

Trio en trois couleurs

  • Les Productions Yves Léveillé 
  • Clientèle : Grand public 
  • Discipline : Musique 
  • Duree : 1 h 15 
  • Personnes sur scène : 3 
  • Groupe d'âge ciblé :  
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